Adios Senor Comandante

 

Il y a des personnages de l’histoire qui dérangent autant dans leur vie que dans leur mort. Il n’est que de lire les médias établis aujourd’hui qui ne prennent pas le temps de rendre hommage au mort et y vont de leurs délires propagandistes pour espérer que la Révolution bolivarienne ne survivra pas le départ de son héraut.

Hugo Chavez est et restera celui par qui le changement a pris place en Amérique latine, celui qui a montré que les ressources pétrolières peuvent être mises au profit du peuple de la patrie d’exploitation, plutôt qu’à celui de compagnies multinationales dont les dividendes ne profitent qu’à ceux qui militarisent le monde pour étouffer les démocraties.

Alors, n’est ce pas ironique de lire les unes des journaux américains, occidentaux, décrivant les “dérives autocratiques” de celui qui a échappé à un coup d’état pour le déposer, un coup fomenté par les « gringos ». En prévision des élections à venir, le gouvernement vénézuélien vient d’expulser deux attachés militaires de l’ambassade américaine qui étaient déjà au boulot pour mettre le jeu démocratique en péril. L’histoire qui fait rire en ce moment est celle de ceux qui se demandent pourquoi il n’y a jamais eu un “coup” aux Etats-Unis d’Amérique. La réponse étant qu’il n’y a pas d’ambassade américaine à Washington !

Hugo Chavez est décédé à l’âge de 58 ans

Hugo Chavez a installé dans son pays le concept démocratique qui est maintenant ancré dans la population. Les Vénézuéliens ont compris que leur liberté est entre leurs mains; la léthargie du passé est révolue, cette léthargie qui a saisi les populations du monde occidental, le Vénézuélien n’y reviendra pas. La Révolution bolivarienne n’est pas un slogan mais une réalité : éradiqués les 60% de pauvres que comptaient le pays. La Révolution bolivarienne est une révolution économique.

Le mouvement coopératif a créé des emplois et impliqué le citoyen dans la vie active. La Révolution bolivarienne est aussi politique avec un développement de la démocratie directe à travers les associations participatives. La Révolution bolivarienne est un modèle qui a été embrassé par la Bolivie, le Pérou, l’Equateur et la majeure partie de l’Amérique latine.

Bientôt les élections : Hugo Chavez avait demandé aux Vénezuéliens de faire confiance à Nicolas Maduro, celui que ces mêmes médias du “système” décrivent comme “le conducteur de bus” et qui s’est révélé un efficace ministre des Affaires étrangères. C’est ainsi que marchent les démocraties. A suivre…

Alors, Senor Comandante, chapeau bas!

François Colcanap est notre correspondant aux Etats-Unis. Voir aussi.

 

A consulter aussi :

Le Venezuela est absolument dépendant, même pour se nourrir (Interview ARTE Journal)

L’économie du Venezuela façon Chavez (Vidéo Radio Canada)

Hugo Chavez, symbole d’une époque (Dossier Ria Novosti, agence de presse russe)

Les nombreuses contradictions d’Hugo Chavez (Article Courrier international)

The following two tabs change content below.
François Colcanap
François Colcanap est écrivain et journaliste, correspondant d'Intégrales Mag aux Etats-Unis.

Related posts