La Terre

 

 

Un amas de poussière contre une armée de songes

Tel est le beau tribut que nos anciens te laissent

Toi tu défends tes parts sans demander ton reste

En attendant la fin comme une vulgaire éponge

 

Si de ton corps en peine nous plaidions les faveurs

La sentence serait claire : une pluie de stalactites

Et ton amie la lune dans sa trouble noirceur

Rougirait somptueuse au milieu des élites

Illustration : Clara Schmelck

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La lumière est sans fin et le miroir est creux

Car nous te sublimons sans pour autant te maudire

Dans mon état la nuit je suis prêt a te dire

 

 

Que notre désespoir a tutoyé les cieux

Il est temps que tes peines atteignent enfin nos cœurs

Pour enlaidir encore notre infinie terreur.

 
 
 
Extrait du « Nouveau Parnasse », recueil de poésies en vers à paraître courant 2014.

Related posts