Benghazi, la révolution confisquée

REPORTAGE EXCLUSIF INTEGRALES PRODUCTIONS/MAG

Farouk Atig, rédacteur en chef d’Intégrales Mag, est un des très rares journaliste étranger à s’être rendu à Benghazi, répertoriée zone la plus dangereuse de la Libye. Ces images ont été prises ce matin, lundi 6 octobre, dans le quartier du centre de Benghazi. Depuis plusieurs mois, les drapeaux noirs des fondamentalistes flottent un peu partout dans la deuxième ville libyenne que les combattants d’ansar al-charia dominent totalement.

A Benghazi, les drapeaux noirs flottent à presque recoin, et les miliciens du « conseil de l’accourra » (organisation répertoriée comme terroriste par le Département d’Etat Américain) veillent au grain, postés un peu partout à l’intérieur de la deuxième ville de Libye, ancien fief de la révolution de 2011.
 

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La présence des drapeaux noirs comme celui-ci, planté dans le quartier Sidi Faraj, est monnaie courante à Benghazi.

Si l' »Achoura » figure aussi à l’honorable 8ème place des groupes terroristes les plus dangereux de la planète selon une étude américaine, c’est qu’elle est dominée par des fondamentalistes d' »Ansar al-Charia » qui font partie de la coalition islamiste « Aube libyenne », laquelle se présente elle-même pourtant comme « modérée ». Cela est plus ou moins le cas dans l’ouest du pays, mais certainement pas à l’extrémité est où les combats redoublent d’intensité …

 

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Les drapeaux noirs des fondamentalistes font depuis des mois partie du décor à Benghazi, principalement dans les quartiers de Sabry, Hadeik, Laithy, Qwarsha, Masaken, Bowatny et Sidi Faraj, considérés comme des zones rouges.

A la sortie de la ville, sur la route du retour vers Tripoli, notre envoyé spécial a évité de justesse l’interrogatoire des miliciens islamistes armés jusqu’au dents. Dans le cas contraire, il aurait très probablement connu le même sort que nos deux confrères tunisiens portés disparus depuis plus d’un mois dans la région d’Ajdabiya, et dont ont est toujours sans nouvelles.

Un secteur traversé par Farouk Atig : le rédacteur en chef d’Intégrales Productions est l’un des seuls journalistes à avoir pu infiltrer le bastion fondamentaliste de Benghazi depuis des mois.

Farouk Atig, envoyé spécial en Libye

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