Bangui, l’oubli

La centrafrique est la grande oubliée des médias français, alors même que l’imminence d’un nouveau bain de sang  est à craindre. 

Le texte signé le 29 janvier à Nairobi entre des partisans de Michel Djotodia et de François Bozizé est invalidé : le gouvernement de transition, qui estime ne pas été associé à ces consultations, le rejette.

Les protagonistes veulent que soient mises sous tutelle onusienne toutes les forces étrangères. Une revendication qui ,  vise directement le contingent français de l’opération Sangaris. Ils réclament en outre que les anciens présidents soient autorisés à se présenter à la prochaine élection, selon une source qui a eu accès au document.

Le gouvernement de transition rejette ces demandes, au motif  « qu’elles ne représentent qu’une manoeuvre destinée à bloquer les prochaines élections, et à permettre à certains responsables d’échapper à la justice ». (Source : RFI, 29/01/15).

Au nord de Bangui, le 05 décembre 2013. Photo : F.Atig, Intégrales Productions
Au nord de Bangui, le 05 décembre 2013. Photo : F.Atig, Intégrales Productions

Retour sur un conflit qui ne se referme pas, avec notre dossier et notre reportage sur Arte daté du 05 décembre 2013 :

http://www.arte.tv/fr/centrafrique-en-attendant-les-soldats-francais/7729470,CmC=7729170.html :

Il y a eu en des altercations violentes dans la ville de Bossangoa, qui se trouve dans le district de l’Ouham. Les affrontements opposaient ex-Séléka et anti-Balaka. La Force africaine sur place n’ayant pas autorité pour intervenir lorsque la FOMAC est prise pour cible par les rebelles, elle a autorisé la France, qui compte déjà des troupes sur place dans le cadre du détachement permanent de l’opération BOALI, à dépêcher l’escadron de transport Esterel en vue de «rétablir l’ordre» : le 1er et le 2 décembre, un détachement composé d’un peu plus de 200 militaires spécialistes des transmissions sont arrivés en renfort à Bangui.

 

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