Et pendant ce temps là, au Sénat

La sécurité des données — téléphonées, en l’occurrence, serait-elle le trou noir de la construction européenne en matière de numérique ?

La conférence Numérique du 27 octobre 2015 a réuni au palais de l’Élysée gouvernants, décideurs et investisseurs de l’innovation. Les échanges produits lors de la rencontre du 27 octobre ont en effet pour base le rapport commandé au Conseil national du numérique (CNNum) et à son homologue le Beirat Junge Digitale Wirtschaft (BJDW). Intitulé « agir pour l’innovation », le document traçait les grandes lignes d’« un plan d’action » en cinq points, de la formation pour aboutir à la transformation numérique de l’économie en passant par le financement. La mise en place de mesures d’étape pourraient accélérer la transformation digitale de l’UE, et assurer par voie de conséquence une plus grande indépendance de l’union vis-à-vis du géant américain.

Ce même mardi soir, dans une relative indifférence, la Chambre Haute française a adopté la proposition de loi sur la surveillance internationale des télécommunications, qui concerne les Français et les personnes qui résident en France. La loi sur la surveillance internationale prévoit notamment que le Premier ministre peut permettre l’installation de boîtes noires pour filtrer et croiser les communications avec des algorithmes, dont les citoyens n’auront pas connaissance. De surcroît, le texte voté par le Sénat précise qu’il s’agit d’une « exploitation non individualisée », c’est-à-dire d’une surveillance massive.

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Clara Schmelck
Clara-Doïna Schmelck, journaliste, philosophe des médias. Rédactrice en chef adjointe d'Intégrales - est passée par la rédaction de Socialter ; chroniqueuse radio, auteur, intervenante en école de journalisme et de communication (Celsa ...).

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