Attaque chimique en syrie : le régime de Damas incriminé

Une attaque – très probablement chimique – est survenue mardi matin en Syrie, à Khan Cheikhoun, dans la province d’Idleb, provoquant la mort de 72 personnes. Une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU doit se tenir ce jour. Plusieurs pays occidentaux accusent le régime de Damas, auquel Moscou continue d’apporter son soutien.

72 morts et 170 blessés : c’est le bilan de l’attaque chimique présumée dans la ville rebelle de Khan Cheikhoun, dans la province d’Idleb, en Syrie, dressé par l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). Au moins 20 enfants et 17 femmes comptent parmi les victimes, estime l’OSDH.

Les médecins dépêchés sur place ont constaté que les symptômes observés sur les patients étaient similaires à ceux constatés sur des victimes d’une attaque chimique : pupilles dilatées, convulsions, mousse sortant de la bouche. Le gouvernement américain s’avance à dire que l’arme chimique utilisée serait du gaz sarin.

L’opposition accuse le «régime du criminel Bachar» el-Assad d’avoir mené ces raids sur la ville de Khan Cheikhoun avec des «obus contenant du gaz chimique», cette déclaration donnant lieu à un démenti immédiat de l’armée syrienne. Ce mercredi 5 avril, Moscou a affirmé, via un communiqué de presse du ministère de la défense russe, que l’aviation syrienne était bien à l’origine de ce raid, mais que celui-ci visait un «entrepôt» des rebelles où étaient entreposés des «substances toxiques».

Réunion d’urgence au Conseil de Sécurité de l’ONU

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a déploré mercredi que « des crimes de guerres continuent » d’être commis en Syrie.

Les États-Unis, la France et le Royaume-Uni ont proposé mardi au Conseil de Sécurité des Nations unies une résolution condamnant l’attaque chimique présumée : si ce projet de résolution est voté, le gouvernement syrien devra fournir aux enquêteurs internationaux les plans et registres de vols de son aviation, le nom des chefs d’escadrons de ses hélicoptères et enfin, laisser les enquêteurs avoir accès aux bases aériennes d’où aurait pu être conduite l’attaque chimique. Le vote devrait avoir lieu ce mercredi, jour de la réunion d’urgence du Conseil de sécurité.

Deux membres du Conseil de Sécurité, la Russie, alliée de Bachar el-Assad, et la Chine, n’ont pas fait connaître leur position sur cette résolution.

Réaction des médias internationaux

C8ox_a9XgAArE11La presse internationale a exprimé sa stupéfaction, à l’image du tabloïd allemand « Bild » qui titre, ce mercredi 5 avril : « Des enfants se font gazer et le monde ne fait rien ! ». Un cri pressant adressé à l’ONU.

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