En Espagne, la première « grève féministe » étonne la presse européenne

Jeudi 8 mars, les mouvements sociaux et syndicaux ont appelé à la première « grève féministe » d’Espagne. Une première, que la presse européenne a commenté ces deux derniers jours avec stupéfaction.

Le 8 mars, journée internationale des droits des femmes, aura eu une saveur particulière en Espagne. Loin, très loin des tweets formels et des promotions pour de la lingerie.

Admiratif de ces femmes qui ont fait grève pour « arrêter le monde », Libération cite un post instagram de Rossy de Palma : «Si les femmes baissaient les bras, le ciel nous tomberait sur la tête». Le Monde, pour sa part, explique les raisons de la colère. En Espagne, les femmes sont en moyenne payées 15% de moins que leurs homologues masculins. Les différences dans le traitement salarial et l’évolution de la carrière pénalise particulièrement fortement les femmes qui ont des enfants.

Rappelons que le parti Podemos avait soumis, le 20 février, une proposition de loi sur l’égalité des revenus des femmes et des hommes et le Parti socialiste en a proposé une autre, le 7 mars, sur « l’égalité de traitement et de chances ».

Le parti libéral Ciudadanos, qui n’a pas pris partie e faveur de la grève avait annoncé le 7 mars la création d’un groupe de travail au Parlement catalan pour lutter contre « la fracture salariale, la co-responsabilité et la précarité dont souffrent les femmes ».

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