Le « Black-Bloc », invité fâcheux du 1er Mai

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Doit-on y voir le signe des tensions sociales qui se multiplient comme une traînée de poudre un peu partout dans l’hexagone, toujours est-il que l’ambiance supposée festive du traditionnel défilé du 1er mai a rapidement viré à la démonstration de force dans la capitale : en l’espace de quelques dizaines de minutes, scènes de pillage et de saccage ont volé la vedette à une mobilisation qui se voulait au départ pacifique. A l’approche de la Gare d’Austerlitz, plusieurs enseignes ont été pillées ou détruites, des véhicules incendiés. Résultat, 4 blessés légers dont un policier, et plus de 200 trouble-fête interpelés par la police.

Plus de 200 militants du groupe radical "Black-Bloc" ont été arrêtés en marge de la traditionnelle marche du 1er à Paris
Plus de 200 militants du groupe radical « Black-Bloc » ont été arrêtés en marge de la traditionnelle marche du 1er à Paris

Selon le ministère de l’intérieur, 143.500 personnes auraient battu le pavé sur l’ensemble du pays, répondant ainsi à l’appel de syndicats déjà très dispersés avant l’évènement. Ils étaient moins de 50.000 rien que dans la capitale.

Aux alentours de 14h 30, le cortège porté par la CGT de Philippe Martinez a pris la direction de la Place d’Italie. Avant qu’à deux encablures du Pont d’Austerlitz, des centaines de manifestants encagoulés ne viennent perturber l’humeur bon enfant du défilé, asphyxiant de fait le cortège pris de court par la détermination des anarchistes qui scandaient des slogans hostiles à la police. Selon les forces de l’ordre, un millier de membres du « Black-Bloc » auraient pris part à ce déchainement de violences. Des militants d’extrême gauche ouvertement ultraviolents, et qui opèrent toujours le visage masqué et vêtus de noir.

Malgré l’effectif policier, une enseigne « Mac Donald » a aussi été totalement saccagée, à l’aide parfois d’objets volumineux et lourds. « C’était très chaud » nous confie Thomas, qui déplore la présence d’éléments perturbateurs radicaux dans une parade qui s’est toujours voulue « démocratique et calme ». Le jeune homme participait pour la 4ème fois consécutive à cette marche : « Le black Bloc dans ce genre de manif c’est pas habituel », ajoute-t-il, flanqué du traditionnel brin de muguet dans sa poche de pantalon.

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A la différence du défile de 2017 où les mêmes éléments radicaux avaient perturbé la fête, les forces de l’ordre ont cette fois fait l’objet de jets de pierre et cocktails Molotov. Les manifestants n’ont pu quitter les lieux qu’après avoir était confinés pendant une heure par la police.

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Une fois le calme revenu, les CRS ont mis en place des barrages filtrants et procédé à de nombreuses interpellations (plus de 200) avant de disperser le rassemblement dans le calme.

Des heurts similaires ont aussi éclaté à Rennes, au courant de la journée.

Alexandre Mahler, à Paris

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Alexandre Mahler
Alexandre Mahler est stagiaire à la rédaction d'Intégrales
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