Palestine : Jerusalem et toujours autant de questions

Au moment où les Etats-Unis célébraient, à Jérusalem, le transfert de leur ambassade, en présence de Benyamin Nétanyahou, le premier ministre israélien, une répression sans précédent récent à une lieu à Gaza. Répression ou massacre à Gaza ? Israël « a fait preuve de retenue », veut rassurer l’ambassadrice américaine à l’ONU.
« Les Etats-Unis déplorent les morts mais il y a beaucoup de violence dans la région », a ajouté sans émotion la diplomate lors d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU, au lendemain d’une journée de manifestations sanglante à la frontière entre la bande de Gaza et Israël, qui a provoqué la mort de 59 palestiniens et des blessures chez 1350 d’entre-eux.

Reporters sans frontières (RSF) a saisi mardi la Cour pénale internationale concernant des « crimes de guerre commis par l’armée israélienne contre des journalistes palestiniens », a annoncé l’ONG. Ce dernier a promis de « prendre toute mesure appropriée ». Les gouvernements britannique, allemand et belge avaient réclamé plus tôt une enquête indépendante.

Un Palestinien a été tué par des tirs israéliens à la frontière entre Israël et la bande de Gaza aujourd’hui.

Droit au retour ?

« Officiellement, les Palestiniens réclament un droit au retour intégral des réfugiés. Cela n’est ni possible ni souhaitable soixante-dix ans plus tard. Et l’un des torts de l’Autorité palestinienne est de ne pas avoir dit qu’elle renonçait officiellement au droit au retour littéral en échange d’arrangements, mais, lors des négociations passées, des solutions ont été esquissées : des échanges de territoires, des compensations financières… Il existe donc des compromis possibles. Maintenir le dogme du droit au retour intégral donne à Israël une justification pour dire que son existence même est menacée. », clarifie Christophe Ayad (Le Monde).

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