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Imaginez le monde…

Imaginez un monde dans lequel le dénommé Alex B. serait un adepte de Gandhi,

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hostile à toute forme de brutalité ou de barbarie.

Cet intime du grand chef, rompu à la justice et au bonheur des hommes, aurait pour fonction de taper là où ça fait mal, non pas en enfonçant son bâton dans le thorax d’une manifestante bien en jambe, mais en lui servant de guide et lui indiquant la voie de l’esprit menant à la non-violence et à la paix.

Il pourrait, dans un tel monde, dispenser gracieusement des leçons de pipeau, sans avoir jamais tâté de l’instrument, que ce soit devant une commission de vieillards séniles chargés de lui faire justice ou devant n’importe quelle autre Assemblée.

Imaginez un monde où offrir et recevoir ne seraient au fond qu’une même et unique chose, un monde où les rugosités de la vie ne terniraient ni le fond ni même la forme de notre délicate nature, un monde où l’inégalité salariale liée au genre ou à toute autre abstraction fielleuse ne survivrait pas à la clairvoyance immuable des citoyens de notre planète plus d’une seconde, un monde où le courage de dire et de faire agiraient de concert, un monde où Jupiter ne prendrait pas la mouche face à Vénus.

Imaginez que ce monde-là et les principes élémentaires que lui disputeraient ses adeptes serait l’objet de convoitises souveraines et autres que matérielles, au point que l’immense majorité de nos semblables parqués à des milliers d’années-lumière de là, fulminerait honteusement, incapables de comprendre pourquoi la civilisation les a laissés sur le carreau.

Imaginez que la beauté, celle dont tout le monde rêve, ne serait que lumière jaillissant de nos âmes si pures, un monde où toutes les barrières érigées en vue de diviser les hommes seraient réduites à néant par la seule force de nos convictions, un monde sans mur ni sentinelle de garde séparant la cité des anges et le Texas, de leurs voisins portés par l’espoir ténu d’une existence meilleure.

Un monde sans 11 septembre, dans lequel résolution et espérance seraient bannies de nos carnets de route au motif que rien ne saurait réformer nos existences idéales, un monde où ce sont les financiers qui courberaient l’échine face à la toute-puissance du verbe et du message porté opiniâtrement par les journalistes, un monde où les prisons seraient celles de l’âme, et non pas une rugueuse cloison bâtie froidement entre l’acier et le bitume, un monde dans lequel aimer son prochain conditionnerait le moindre de nos mouvements, et où les femmes et les hommes accepteraient de suivre leur propre nature, sans peur du jugement ni même du lendemain.

Dans ce monde-là, que les scénarios les plus subtils et sophistiqués du cinéma de masse ne sont jamais parvenus à matérialiser, le trésor serait public et le trésor public n’aurait évidemment pas droit de cité, le bien et le mal ne cohabiteraient pas, ils n’existeraient pas, car de somptueuses aquarelles en plusieurs dimensions rythmeraient la musique de nos vies. Au point que le paradis n’existerait pas lui-même, puisqu’en réalité, il ne servirait à rien…

Si un tel monde n’existe malheureusement pas, il nous est parfois encore arrivé de le fantasmer avec de simples mots, et même aussi de vouloir le voir discrètement sonner à nos portes, les jours de mauvaise fortune.

A sa place, nous avons hérité de celui de nos mères et de nos pères, où aucun de nos actes ou presque n’est porté par des convictions supérieures plaçant l’humain au-dessus de tout.

Un tel monde était sans doute à notre portée il y a bien longtemps, nous pouvions le bâtir ensemble, mais la donne a changé, et c’est avec son effroyable frère que nous sommes tenus de composer.

Rêver est encore possible, espérer aussi, mais il faudra plus que du temps et de l’énergie pour le réformer en profondeur.

En attendant le déclic mystique, demeurent toujours l’indignation et la colère, et la nécessité de ne pas plier, le devoir de dire les choses.

C’est l’engagement que nous avons décidé de prendre ici, celui auquel nous avons choisi de nous soumettre chaque jour, au travers de cette nouvelle interface, parfois guidés par le sentiment d’injustice, parfois aussi par l’allégresse, et souvent par consternation mais sans découragement.

Intégrale fait peau neuve aujourd’hui.

Nouvelle interface www.integrale-media.com, plus sobre, plus interactive et surtout plus dynamique et ouverte vers le monde. Qui dit rentrée dit aussi nouveaux chantiers, avec en premier lieu « l’Intégrale de la semaine« , capsule vidéo hebdomadaire de 3 minutes dans laquelle politiciens, artistes, musiciens, sportifs et personnalités qui font l’actualité seront passés au crible dans un jeu du question/réponse sans langue de bois.

Nouvelle rubrique décalée et mensuelle au programme aussi, et ce dès le mois d’octobre, avec face à notre caméra un(e) humoriste qui passera en revue l’actualité sans limitation ni censure…

Cultures, médias et reportages auront de plus en plus la part belle, avec des critiques quotidiennes de ce qui fait l’actualité des Arts aux quatre coins de la France et d’ailleurs, et toujours une large place accordée aux exclusivités et aux reportages à l’étranger.

L’enquête journalistique prend elle aussi une place prépondérante, avec très régulièrement sur notre interface l’aboutissement d’investigations inédites et documentées.

C’est un aperçu à peine exhaustif de ce que vous réserve cette rentrée placée aussi sous le signe d’un partenariat riche et constructif avec Fixr, nouvelle plate-forme mettant en synergie des médias en ligne.

Ne fantasmons pas le monde, réformons le ensemble. Et imaginons la suite.

Farouk Atig, fondateur et directeur de la publication d’Intégrale.

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Farouk Atig, grand reporter, dirige Intégrale

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